Go to content; Go to main menu; Go to languages.
Menu

Matthew Bradley

21.4.1992

Avec quelle douceur tu es entré sur la pointe des pieds dans notre monde, presque silencieusement.
Tu n’es resté qu’un moment.
Mais quelle emprunte tes petits pas ont laissée sur nos cœurs.

Matthew Bradley est né le 21 avril 1992 à 7h52. Il pesait 3.625g et mesurait 49.5cm. Il est le précieux fils de Missy et Steven. A 36 semaines de grossesse, après avoir subi une échographie de routine, on a découvert que Matthew avait un défaut de naissance appelé anencéphalie. Ceci veut dire : sans cerveau. Ce défaut est incompatible avec la vie. On nous a dit que Matthew pouvait mourir avant, pendant, ou peu après la naissance. Les semaines qui ont suivi l’annonce que mon bébé allait mourir, sont flous. Je me rappelle cependant que j’ai savouré chaque seconde de la vie de mon bébé, qui n’allait vivre qu’en moi. J’ai chéri chaque mouvement, chaque coup de pied, chaque hoquet. J’aimais chanter pour lui et le bercer au milieu de la nuit quand je ne pouvais pas dormir. Il répondait avec des coups de pied que j’interprétais comme « je t’aime maman ».
J’ai attendu jusqu’au dernier moment pour partir quand j’étais en travail. On m’a amenée précipitamment à l’hôpital, juste à temps.
Quand Matthew est né, je me rappelle avoir attendu un cri ou un gémissement. Mais il n’y avait rien. Uniquement du silence. Matthew s’en était allé. Mon mari et moi l’avons tenu, bercé, avons pris des photos de lui, avons embrassé son doux visage, et l’avons aimé de tout notre cœur. Les membres de nos familles qui le souhaitaient l’ont aussi tenu. C’était un temps spécial pour moi de voir mon fils avec toute sa famille. Nous avons gardé Matthew avec nous pendant des heures. C’était très difficile de le laisser partir.
Nous avons eu un service d’enterrement merveilleux pour lui. Son petit cercueil était couverte d’œillets bleus. Nous avons fait nos adieux définitifs à notre précieux bébé. Sa vie, vécue uniquement dans mon sein, m’a changée pour toujours.

Après la mort de Matthew, je me rappelle avoir ressenti une tristesse et un désespoir intenses. Il me manquait tellement. Je voulais des réponses, et il n’y en avait point. Après la tristesse, c’était la colère. Puis, finalement, la paix et la guérison. Deux ans après la mort de Matthew, nous avons été bénis par une charmante fille. 18 mois plus tard, nous avons encore été bénis… cette fois par un garçon en bonne santé. Je remercie Dieu pour tous mes bébés. C’est vraiment un miracle que d’amener une nouvelle vie dans ce monde.

Quand je t’ai perdu, j’ai perdu une vie entière de rêve.
Une vie d’ours en peluche, et de trains tchoutchou.
De camions miniatures, de châteaux de sable et de marches sous la pluie.
J’ai perdu la chance d’embrasser des genoux écorchés, pour les soigner.
De te bercer dans mes bras, et de te fredonner une mélodie dans les premières heures du matin.
J’ai perdu l’occasion d’entendre tes premiers mots ou de voir tes premiers pas.
De voir papa sourire en entendant « je t’aime ».
Je ne sècherai jamais tes larmes, et n’entendrai pas tes sanglots.
J’essuie maintenant mes propres larmes et j'entend mes sanglots sans fin et mes propres pleurs.
Mais ce que je n’ai pas perdu sont les quelques précieux souvenirs…
de la première fois que j’ai vu ton cœur battre à l’échographie,
ou quand tu m’as fait signe de l’écran,
ou ton premier coup de pied que j’ai senti.
Ou le premier que ton papa a senti et qui l’a fait bondir de surprise.
Ou les hoquets et les brûlures d’estomac que tu m’as donnés.
Ou entendre les battements de ton cœur si forts et si bruyants.
Et de ton dernier coup de pied « au revoir » avant de nous quitter pour jouer au ciel.
Quand je t’ai perdu, Matthew, j’ai perdu le don le plus précieux.
Mon fils.



Une photo de Matthew se trouve sur la page des photos.


Site Internet en anglais avec possibilité de contacter les parents


Dernière mise à jour de cette page: 26.09.2007